Désencombrer son intérieur pour alléger sa vie.

Comment désencombrer son intérieur apporte une transformation personnelle

Quand on parle d’intérieur, on pense tout d’abord à  l’habitation, le logement et à son aménagement. Mais il a un autre sens, celui qui touche à notre intériorité, l’Être que nous sommes.

Les deux sont intimement reliés. Notre intérieur (l’habitat) est le miroir de ce que nous vivons, de nos émotions. Il va donc refléter notre état intérieur. Et c’est en agissant sur l’aspect matériel de notre vie que nous allons pouvoir apporter des changements intérieurs (l’Être) et faire l’expérience d’une transformation personnelle.

C’est cet aspect plus intime que je vais aborder dans cet article. Je vous raconte comment désencombrer mon intérieur a allégé ma vie. Peut-être viendra-t-il faire écho à votre propre expérience, qu’elle soit passée ou actuelle. 

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Quand désencombrer révèle nos peurs et permet de nous en libérer

A la lecture de ce titre, vous êtes peut-être en train de vous demander quel est le rapport entre le désencombrement et les peurs ?

Si je vous parle des peurs, c’est parce que mon expérience personnelle et professionnelle m’a amené à découvrir qu’elles se cachaient derrière l’encombrement de nos maisons. Désencombrer son intérieur devient alors une forme de thérapie qui permet de les accueillir, de les comprendre. Si cette expérience est vécue en conscience, alors, nos peurs sont moins envahissantes, nous nous allégeons de quelques fardeaux qui nous empêchent d’avancer.  

Comment nos maisons se retrouvent-elles encombrées ?

L’encombrement n’arrive pas du jour au lendemain. Tout au long de notre vie, nous achetons et accumulons un tas d’objets dont nous avons besoin dans notre quotidien, mais comme nos besoins évoluent, la plupart deviennent inutiles.

Pourtant, nous les gardons, parce que ça peut servir un jour,  ça nous rappelle des souvenirs, nous les gardons pour les enfants quand ils seront grands, nous gardons même des cadeaux  qui ne nous plaisent pas, mais dont nous n’osons pas nous séparer… Puis, nous achetons des meubles de rangement pour caser tous ces objets, et ces meubles finissent à leur tour par envahir notre maison qui devient alors un lieu de stockage.

Ce phénomène d’accumulation n’est pas nouveau, en effet, dans sa conférence de mars 2015 à l’université Paris Dauphine, Valérie Guillard, docteur en sciences de gestion, nous apprend que l’histoire de l’accumulation commence au XIX ème siècle au sein de la bourgeoisie et permet de montrer son statut social.

C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui, puisque consommer et accumuler peut-être pour certains un signe de reconnaissance sociale. C’est aussi ce que je pensais au début de ma vie d’adulte, que consommer était une preuve de réussite, que c’était ça « être adulte ». Je consommais donc j’avais « ma place dans cette société »

L'épreuve du deuil et mes premiers questionnements

C’est l’année de mes 27 ans que je vais commencer à me questionner sur ce phénomène d’accumulation. Cette année-là, je vais vivre un événement douloureux, un matin de novembre, j’apprends le brusque décès de ma mère. Je dois alors organiser ses obsèques. Régler toutes les formalités me prend une semaine, et je ne réalise pas encore à ce moment-là ce qui m’attend. Je vais devoir « vider » la maison de ma mère. Si vous avez eu à vivre cette expérience, vous savez de quoi je parle…

Je me retrouve donc dans cette maison pleine de souvenirs, pleine de meubles, pleine de bibelots, pleine de choses qui ne m’appartiennent pas. Enfin, si maintenant, elles m’appartiennent, mais je n’ai pas choisi de les avoir. Je suis submergée par le chagrin et ce chagrin se transforme en une immense colère. Je fais quoi maintenant de toutes ces affaires ?

J’ai commencé à entrevoir que l’accumulation avait un lien avec nos émotions, notre peur de manquer, notre peur du vide, et aussi  avec notre recherche du bonheur.

Comment ma mère avait t’elle pu accumuler autant de choses. Elle avait une passion pour les beaux meubles et la décoration. Elle achetait toutes les nouveautés en matière d’électroménager, censées lui faciliter le quotidien. Le dressing était rempli de vêtements, certains qu’elle n’avait jamais portés. Les livres représentaient un volume impressionnant.

J’étais donc en colère et paradoxalement, c’est cette colère qui m’a donné l’énergie nécessaire pour vider la maison. Pendant 6 mois, j’ai fait des allers-retours entre mon domicile et le sien à 100 km, j’ai trié, donné, vendu, jeté. J’ai ramené chez moi les meubles et les objets que j’avais choisi de garder mais aussi tout ce qui n’avait pas trouvé preneur. Et pendant ces 6 mois, j’ai mis ma vie entre parenthèses tant la charge émotionnelle était lourde à porter.

C’est donc à cette époque, que j’ai commencé à me questionner sur l’accumulation et nos liens avec nos objets. J’ai commencé à entrevoir que l’accumulation avait un lien avec nos émotions, notre peur de manquer, notre peur du vide, et aussi  avec notre recherche du bonheur.

Quand le burn-out révèle le besoin de changement

Pour comprendre que l’accumulation de biens matériels ne participait pas à mon bonheur, il me faudra passer par un deuxième événement douloureux. C’est en 2006, quelques mois après la naissance de mon 3 ème enfant, que je vais faire un burn-out.

Ce burn-out est un message fort et m’oblige à faire une introspection, je dois réfléchir à mes valeurs, à mes besoins réels et au sens que je veux donner à ma vie.

Je prends alors conscience qu’en accumulant tous ces objets, je cherche à me sécuriser, à avoir du pouvoir sur ma vie, à combler mes manques et mes vides affectifs. Je me sens alors complètement oppressée dans ma maison et je n’y trouve plus ma place.

Pour aller mieux et retrouver un équilibre, je comprends que je dois me concentrer sur l’essentiel. Et c’est à cette période que j’ai entrepris de désencombrer ma maison.

Chaque objet que je décide de faire sortir de mon habitation me permet de lâcher prise sur mes blocages. En allégeant ma maison de ce qui l’encombre, j’allège aussi mon esprit et je trouve une sérénité et une liberté intérieure que je n’ai jamais ressentie auparavant.

Aujourd’hui,  vivre avec moins me rend plus heureuse.

Si vous aussi vous pensez que c’est le moment de changer quelque chose dans votre vie et que vous avez envie de vous alléger, utilisez ces trois clés essentielles à votre transformation.

Les trois clés essentielles pour désencombrer votre intérieur :

Clé n°1 pour désencombrer : commencer par soi

Il est important d’initier le désencombrement à partir de soi, d’un besoin personnel et de trier SES propres affaires et pas celles d’un autre habitant de la maison, comme le conjoint ou les enfants. Par contre expliquez-leur votre désir de changement.

Clé n° 2 : commencer par des choses faciles

Commencez à trier des objets qui n’ont aucune valeur sentimentale. Une action en entrainera une autre et c’est en lâchant-prise sur des choses faciles que vous serez capable de le faire sur des choses qui sont liées à la sphère émotionnelle.

Clé n°3 : procéder par étapes

Avancez un pas après l’autre et acceptez que ça prenne du temps. Vous pouvez décider de commencer par une pièce, par un placard, par un tiroir. Ou encore, vous pouvez commencer par le désordre qui est visible pour ensuite vous intéresser à ce qui est caché.

Gardez cependant à l’esprit qu’il n’est pas nécessaire qu’un objet encombre l’espace pour être évacué, un objet qui n’a plus d’utilité ou qui ne vous plait plus n’a pas sa place chez vous.

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